Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 10:31

Les propos de Vincent Peillon, rapportés dans le Monde en date du 10 mai 2012, de mettre fin aux évaluations nationales dans l'état actuel, se limitent à la seule suspension des remontées des résultats au ministère.
La CGT-Éduc'action a déjà condamné à maintes reprises ces évaluations comme étant des éléments centraux dans le pilotage du système éducatif en lien avec le socle commun, le Livret Personnel de Compétence, mais aussi dans les nouvelles modalités d’évaluation des enseignants, avec le risque de mettre en concurrence les écoles entre elles au travers de l'utilisation de leurs résultats...

La prime attribuée aux seuls enseignants qui font passer ces évaluations (dont le but à peine caché était d'imposer ce mode de contrôle), a instauré parfois un climat délétère dans certaines écoles et une division entre les enseignants.
La CGT-Éduc'action pense qu'il faut en finir dès cette année avec ces évaluations. Le seul moyen est de ne pas les faire passer.

Rappelons qu'évaluer fait partie intégrante de notre travail. Chaque enseignant met en œuvre ses propres évaluations au rythme qu'il le souhaite en fonction des apprentissages. 
Évaluer, c'est non pas stigmatiser les élèves en difficulté pour les inciter à faire des stages de remise à niveau ou de l'aide personnalisée, mais leur proposer sur le temps scolaire des aides spécialisées, ou en petits groupes. 
Évaluer n'est pas valider un minimum de compétences, mais mesurer les progrès de chacun à un moment donné. Cela nécessite de réattribuer des postes, dès la rentrée, mais aussi de supprimer la notion de socle commun.

La CGT-Éduc'action continue de dénoncer :

- le pilotage du système par les résultats débouchant sur évaluation et "contractualisation" des écoles, et donc de chaque enseignant, culpabilisant les collègues avec de moins en moins de moyens ;
- la prime à la tâche et la culture du résultat ;
- le socle commun qui instaure un minimum éducatif qui est contraire au maximum pour tous garant de l'émancipation de tous les élèves ;
- le Livret personnel de compétences.

Pour toutes ces raisons, la CGT-Éduc'action appelle les collègues à se réunir pour décider des actions les plus pertinentes à envisager et à refuser de faire passer les évaluations. C'est par une mobilisation collective que nous ferons disparaître ces évaluations dans la logique de l'école du socle.

Montreuil, le 11 mai 2012

Par educaction95.over-blog.com - Publié dans : Communiqué de presse - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 08:49

Le comité de liaison de l'’agglomération de Cergy,  composé d'’enseignant-e-s du premier et du second degré, syndiqué-e-s ou non, ont mis en place depuis plusieurs mois une campagne contre le livret personnel de compétence. Ce livret est une aberration pédagogique qui consiste à évaluer des « compétences » isolées et sans cohérence, il permet un nouveau fichage généralisé des enfants dès l’école. C'’est enfin un moyen de casser la reconnaissance des diplômes en les fragmentant en unités acquises ou non.

 

Les collègues du comité de liaison votent et font  voter dans les conseils d’'écoles et conseils d'’administration des collèges de l’'agglomération une motion refusant de remplir ce livret de compétence en collège et en lycée. Ils sont en cela en accord avec les consignes syndicales dans le département du SNUipp, du SNUDI-FO, de SUD Education et de la CGT Educ’action.

 

Le vendredi 1er juin, à 12h, les collègues apporteront ces motions aux deux Inspectrices de circonscription auxquelles une audience a été demandée.

 

Nous devons soutenir nos collègues en se rassemblant à l'’IA vendredi 1er juin à 12h. La CGT Educ’action 95 appelle l'’ensemble des syndiqué-e-s libres ce jour-là à venir soutenir cette action.

 

Vous trouverez en pièces jointes argumentaire contre le le livret de compétence, les motions types et l’'appel au rassemblement.

 

Argumentaire Argumentaire

 

LPC1erJuin LPC1erJuin  

 

motion conseil ma-tres motion conseil ma-tres

 

motion conseil d--cole CAmotion conseil d--cole CA 

 

Fraternellement

 

Le bureau du SDEN

Par educaction95.over-blog.com - Publié dans : Luttes - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 16:00

Afin de maintenir la pression sur le futur gouvernement, le collectif a décidé de faire remonter nos revendications au nouveau président. Le résultat de cette élection ne réglera pas les problèmes rencontrés par nos établissements et écoles par magie. Nous devons exiger de la future majorité que cesse la casse de l'école publique, que les moyens nécessaires à la réussite des élèves soient donnés, qu'on revienne sur les réformes réactionnaires des 10 dernières années, que les conditions de travail des élèves et des enseignants s'améliorent.

Aussi, se tiendra un rassemblement devant la sous préfecture à 11 heures. Une demande d'audience auprès du préfet sera faite par la FCPE. La CGT Educ'action appelle les collègues du bassin de participer massivement à cette initiative

Vous trouverez en pièce jointe, le tract d'appel pour cette action :

action Argenteuil action Argenteuil

 

 

Fraternellement

 

Le bureau du SDEN

Par educaction95.over-blog.com - Publié dans : Luttes - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 15:27

Le congrès de la CGT Educ'action Versailles s'est tenu le 3 et 4 mai. Ce congrès a voté la motion d'actualité suivante :

 

Motion d'actualité de la CGT Educ'action versailles

Notre syndicat ne présente pas de candidats aux élections, n’a aucun lien structurel avec un parti politique mais les femmes et les hommes qui y adhèrent et y militent, votent, débattent, s’engagent et diffusent leurs analyses et leurs opinions.

Les débats syndicaux menés ces dernières semaines sur nos lieux de travail comme dans nos syndicats ont montré un rejet de la politique menée par Nicolas Sarkozy.

Celle-ci a entraîné le renforcement des inégalités, le développement de la précarité, la destruction des services publics. Le recul de l’âge de la retraite, malgré l’opposition et les luttes des salarié-es, l’incitation à faire des heures supplémentaires, les attaques contre le code du travail, les limitations au regroupement familial et au droit d’asile, le déremboursement de médicaments et de soins, la mise en place du bouclier fiscal pour les plus riches, le gel des salaires, l’augmentation de la TVA…autant de mesures qui rendent plus dure la vie des salarié-es comme des privé-es d’emploi et hypothèquent l’avenir de la jeunesse.

Les personnels de l’Education nationale mesurent la nocivité de la politique menée puisqu’un démantèlement systématique a été opéré. Les choix budgétaires, pendant 5 ans, ont conduit au dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite entraînant plus de 180 000 suppressions de postes dont 80000 à l’Education nationale. La volonté de « faire des économies » à tout prix, s’appuie sur une idéologie sécuritaire et réactionnaire : obéissance, leçons de morale… ; ainsi que sur le dévoiement des principes de démocratisation scolaire, le détournement de la pédagogie progressiste (socle commun, livret de compétences, aide personnalisée/individualisée…) et la pseudo-revalorisation des filières (bac pro, STI2D, STMG…), au service de la dérégulation. Sarkozy et ses ministres de l’Education ont prôné une école qui soit le reflet de la société qu’ils veulent : celle des inégalités et de la concurrence.

La violence des attaques contre les syndicalistes et le « contre 1er mai » de l’UMP ont montré le mépris envers les salarié-es leurs droits et leurs revendications.

 

Pour toutes ces raisons la CGT Educ’action Versailles, réunie en congrès les 3 et 4 mai, appelle les salarié-es à battre Sarkozy.

 

Tous, ensemble nous sommes forts pour faire valoir nos droits. Les divisions, les discriminations, le racisme, le sexisme nous affaiblissent, notre engagement syndical est à l’opposé du programme et des idées portés par le front national et ceux qui s’en inspirent. Notre combat contre ces idées et leur diffusion dans notre société fait partie intégrante de notre activité syndicale quotidienne. Si Sarkozy juge le FN « compatible avec la république », nous affirmons qu’il ne l’est pas avec la CGT.

C’est de hautes luttes que nous avons toujours obtenu des avancées sociales. Nous poursuivrons dans ce sens car le programme du PS contient des mesures que nous devons combattre. Nous n’oublions pas que, dans d’autres pays d’Europe, des gouvernements socialistes mènent des politiques d’austérité.

 

Jamais nous ne lâcherons sur :

La retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 annuités.

L’augmentation immédiate des salaires de 300 euros soit 70 points d’indice.

L’ouverture de négociations salariales.

La restitution des postes supprimés.

La titularisation des personnels précaires.

 

En tout état de cause, la CGT Educ’action soucieuse de progrès social s’engage à poursuivre des luttes pour promouvoir la réussite de tous.

Lien vers la version PDF :

 

http://www.premiumorange.com/uasenver/articles_pdf/evennement/congres_mai_2012/motion_actualite.pdf

 

Le bureau de la CGT Educ'action 95 

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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 18:32
Devant l'impossibilité de défendre un bilan social et économique catastrophique, pour cacher les attaques qu'il prépare avec le patronat contre les salariés et le doit du travail, Nicolas Sarkozy a fait le choix de courir derrière la frange la plus droitière de son électorat et celui du FN. Au lendemain du second tour, cette campagne devient une véritable fuite en avant xénophobe et antisociale.
  
Il dresse les salarié-e-s contre les "assisté-e-s" et les privé-e-s d'emploi, avec son idée de référendum qui obligerait ces derniers à accepter une formation puis un emploi même s'il n'a rien à voir avec leurs qualifications et leurs diplômes, les français contre les étrangers qui ne viennent que pour profiter des droits sociaux...
 
Les organisations syndicales, et la CGT en particulier, ont été la cible d'attaques dignes des pires caricatures de l'avant guerre, de la part d'un président, qui il y a encore 5 ans, vantait un dialogue social qu'il n'a eu de cesse de bafouer par la suite.
 
Des salarié-e-s, caricaturé-e-s, en "permanents", de Gandrange, coupables de vouloir sauver leur emploi, aux "corps intermédiaires" freins aux réformes et qui ne représentent personne, en passant par le mensonge éhonté sur l'appartenance de Bernard Thibault au "bureau politique" du PCF, le candidat sortant s'est clairement positionné comme adversaire des syndicats qu'il oppose aux travailleurs de la "majorité silencieuse".
 
Il s'agit maintenant pour lui de fêter le "vrai travail" le premier mai, en organisant un rassemblement clairement anti syndical, pour concurrencer celui du FN, au Trocadéro, mardi.
 
Mais qu'est-ce que le vrai travail? Il vient d'expliquer qu'il n'a jamais utiliser cette expression. Mais, à l'écouter ainsi que ses soutiens, on comprend que les défilés du premier mai ne rassemblent que des "permanents syndicaux", qu'il ne s'agit pas de fêter "le statut" (les fonctionnaires ne doivent donc pas être de vrais travailleurs), que le vrai travail concerne ceux "qui prennent leur voiture le matin"...
La fête du travail est une invention du régime de Vichy, qui, lui aussi, ne voulait pas que "les syndicats fassent de la politique". Le président-candidat n'hésite donc plus à s'inspirer de la vulgate pétainiste pour flatter l'extrème droite, voire à en épouser les thèses.
 
Le premier mai n'est pas la fête du travail, mais bien la journée internationale des travailleur-euse-s. La droite veut s'en emparer, comme le FN devenu, par la voix du président, "compatible avec la république", c'est une véritable provocation.
 
Quel que soit le résultat des élections présidentielles, nous savons que le patronat utilisera le prétexte de la crise pour attaquer les salaires et les droits des salariés. C'est donc par la lutte que nous devrons lui répondre et obtenir de nouvelles conquêtes sociales. Le premier mai doit être la démonstration de cette détermination.
 
C'est pourquoi, la CGT Educ'action 95 appelle l'ensemble des personnels de l'éducation à rejoindre massivement le cortège parisien du mardi premier mai à 15h, de Denfert Rochereau à Bastille.
 
 
Fraternellement
Le bureau du SDEN
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